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 if it's meant to be, it will be. + aidean&idalgo.

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MessageSujet: if it's meant to be, it will be. + aidean&idalgo.   Dim 13 Oct - 19:32



if it's meant to be, it will be.
Le moteur de la moto s'arrêta de ronronner aussitôt qu'Idalgo eut tourné la clef sur le contact. Un pied à terre, il regarda le pub devant lequel il s'était garé. Rien d'exceptionnel, mais le bâtiment avait quelque chose qui nous obligeait à y entrer. Un certain charme. Ou alors, peut être était-ce seulement le châtain qui se faisait des idées, comme d'habitude. Peut-être était-ce seulement parce qu'il savait qui dirigeait ce bar. Aidean. Prononcer ce nom, même intérieurement, lui faisait bizarre. Comme si il récitait tout un chapitre de sa vie. C'était d'ailleurs pour ça qu'il était ici, ce soir. La plaie qu'avait occasionnée la rupture avec le brun ne s'était toujours pas refermée après deux ans, bien qu'elle ne soit plus à vif. Il avait beau se faire tripoter par tous les gays de la ville - ce qui lui valait une belle plaque en or, gravée Pétasse -, beaucoup trop de choses encore lui rappelaient son ex, et, à chaque fois, les souvenirs remontaient. Il ne pouvait pas s'attaquer à ça toute sa vie. Il devait passer au dessus, évidemment. Et il en avait conclu que la seule solution était de le revoir et de l'affronter. D'aller le provoquer sur son propre terrain, et de le battre. Il espérait que ça lui fasse passer ce blues post rupture, qui avait duré plus de deux ans, tout de même. Parce que, ceci était définitivement son plan Z. Et il ne savait pas si il avait le droit d'avoir un plan A².

Le soleil déclinait doucement derrière les immeubles, créant des jeux lumières orangés sur les trottoirs et les maisons. A force d'y avoir passé la majorité de ses soirées, Idalgo avait fini par connaître les horaires du pub par coeur. A cette heure ci, le bar devait déjà être vide, et Aidean devait être en train de ranger son établissement avant de le fermer. C'était le moment. Descendant de son engin, et plaçant la béquille, Idalgo retira son casque avant de passer sa main dans ses cheveux châtains, parsemés de mèches blondes - son dernier coup de coeur concernant les teintures. Le plus simple était le mieux, en ce moment. -. Puis, il se dirigea vers l'entrée du pub, le porte altier et la démarche décidée, comme à son habitude. Avant d'entrer, il jeta un coup d'oeil à son reflet dans la vitre. Sa veste en cuir était légèrement ouverte, laissant légèrement apparaître son t-shirt blanc moulant en V. Son pantalon en sky noir, lui, lui faisait un cul délicieux, ce qui le ravissait. Être sexy en toute circonstance était son mot d'ordre. Surtout quand on allait provoquer son ex-petit-ami.

Avec un dernier sourire en coin à lui-même, il se décida enfin à pousser la porte du pub, jetant un regard circulaire à l'endroit. Rien n'avait changé. Toujours cette même odeur familièrement agréable. Toujours ce même placement des tables. Et ... Toujours Aidean, derrière son bar. Même si le brun lui tournait le dos, pour le moment, le revoir en chair et en os lui faisait bizarre. Il tentait tant bien que mal de calmer son coeur qui battait à tout rompre dans sa poitrine, et essuya ses mains moites sur son pantalon. Il ne fallait pas qu'il perde le contrôle. Il fallait qu'il y aille assurément. Il fallait qu'il soit cynique et tactique, pas désemparé. #Merde, Beaudelaire. Avant, tu passais tes journées à mettre ta langue dans la bouche de ce mec, et tu a faillis le tuer avec des verres. T'as aucune raison d'être affolé.. Il hocha doucement la tête, se pinçant les lèvres. Reprenant tant bien que mal sa démarche assurée, il se dirigea vers le comptoir, rassuré par le fait que le brun n'ait toujours pas remarqué sa présence, malgré le bruit évident qu'avait occasionné la porte en se refermant. Une fois prêt du bar, il poussa un présentoir à pailles pour se faire de la place, et s'assit sur le comptoir. C'était tellement plus chic que de s'asseoir sur les tabourets. Le but de toute cette mise en scène ? Faire son effet. Il fallait qu'il le surprenne. La dernière fois qu'ils s'étaient vus, Idalgo n'était qu'un adolescent qui n'avait même pas encore passé ses examens, tandis qu'Aidean était déjà un adulte - terriblement sexy - engagé dans la vie active. Ca n'avait d'ailleurs pas posé de problème àl l'époque. Surement parce qu'Idalgo avait l'air plus âgé qu'il ne l'était en réalité. Mais, en tout cas, maintenant qu'il avait prit deux ans, qu'il était aussi aussi adulte que lui - avec toujours quatre ans de moins, quand même -, il voulait lui faire son petit effet. Tout de même. Ex ou pas, c'était son but dans la vie de montrer qu'il était attirant. « Tu as quelque chose à boire pour moi, chéri ? » demanda-t-il finalement, croisant les jambes alors qu'il s'était mit à jouer avec une des pailles qu'il avait vulgairement chassées, tout à l'heure.
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MessageSujet: Re: if it's meant to be, it will be. + aidean&idalgo.   Dim 13 Oct - 21:15



if it's meant to be, it will be

Le dernier client, un habitué au regard triste, lui lança un sourire peu convainquant de la table où il s’était installé puis il disparut, claquant la porte derrière lui. Aidean ramassa les billets que l’homme avait laissés à côté de son verre de bière et les rangea soigneusement dans la caisse.
Chaque petite pièce comptait et le jeune homme ne rechignait pas face aux pourboires. Les fins de mois lui semblaient beaucoup trop difficiles et il lui fallait redoubler d’effort pour garder son attitude positive au quotidien. Mais il avait tenu bon jusqu’à maintenant et il était hors de question de laisser tomber sans avoir essayé de remonter la pente.
Aidean se dirigea vers la porte d’entrée et tourna la plaque sur le « Fermé ». Plus personne ne viendrait à cette heure. Le jeune homme commençait sérieusement à apprécier ces moments de paix dans son pub. Evidemment, l’ambiance qu’installaient les étudiants en venant ici lui plaisait beaucoup et il ne leur fermerait jamais la porte au nez. Mais il attendait toujours avec impatience cet instant où la radio était sa seule compagnie.
En retournant en direction du comptoir, Aidean s’empara de la télécommande et augmenta le son de cette dernière. La chanson qui commençait le rendait toujours de bon humeur et la voix du chanteur n’était pas mal non plus. Il se mit à chanter à voix haute et avec conviction. Il ne s’en privait pas, car plus personne n’était là pour le juger.
Aidean ne mit pas longtemps à laver tous les verres, puis il s’attaqua au rangement des bouteilles. Il s’étonnait tous les jours du nombre de litre d’alcool que les gens ingurgitaient en si peu de temps. Lui-même ne s’empêcher pas de boire un verre lorsque la soirée lui semblait trop dure, mais toujours avec beaucoup de modération. Il ne travaillait pas tous les matins à se calmer pour que l’alcool vienne tout bousiller ensuite.
ensuite.
Le jeune homme entendit au-dessus de la musique un bruit de moto qu’on arrêtait. Le dos tourné à l’entrée, il n’y fit pas spécialement attention. La rue était très fréquentée, de jour comme de nuit, et il n’était pas rare de voir également des groupes de jeunes trainés jusque très tard le soir. Alors Aidean continua son ménage, se préparant une tisane pour bien dormir cette nuit – il en était devenu accro, mais comme toute addiction, il n’en parlait à personne.
Il sursauta presque en comprenant que quelqu’un était entré dans son pub, alors qu’il était censé être le seul présent. En se tournant, le mug à l’inscription « I’m hot » dans la main, le monde s’arrêta un instant.
Assis sur son bar se trouvait Idalgo – Aidean était presque sûr qu’il ne s’agissait pas là d’une hallucination, un sourire en coin sur les lèvres. Il fallut un moment à l’irlandais pour se remettre du choc, pendant lequel il observa presque hypnotisé les traits parfaits de son ex-petit-ami.
Il lui parut tout de suite beaucoup plus mûr, comme si en son absence, il était enfin devenu un adulte à son tour. Ses yeux bleus le fascinèrent encore plus que la dernière fois qu’il les avait vus et il aurait fait n’importe quoi pour pouvoir passer une main dans ses cheveux, plus naturels qu’à l’habitude.
Aidean se gifla intérieurement ; il ne manquait plus que ça ! Impossible de retourner dans les bras de ce gamin, comme il l’avait appelé des années durant. Evidemment, ils avaient eu leurs moments de joie, les crises de rire lorsqu’ils partageaient encore le même lit. Mais le jeune homme se souvenait de leur dernière dispute avec beaucoup trop de précision. Il se revoyait esquiver les verres qu’Idalgo lui avait lancés et en jeter lui-même contre le mur pour canaliser sa colère.
Toutes les images remontèrent dans l’espace d’un instant mais Aidean reprit vite ses esprits, observant à nouveau l’homme qui avait pris une trop grande place dans sa vie. Il décida alors de garder son calme, quoi qu’il puisse arriver cette nuit.
En silence, il se pencha et attrapa un verre où il versa un reste de vin rouge.

- Je devrais te jeter à la porte, répliqua-t-il sans grande conviction. La journée est terminée pour moi.

Il le poussa en direction d’Idalgo et prit lui-même une gorgé de sa tisane, oubliant presque qu’il ne devait montrer cette habitude à personne.

- Qu’est-ce que tu fiches ici ? lui demanda-t-il au bout d’un moment. Je croyais que tu ne voulais plus voir ma tête d’imbécile ?

Il essaya à tout prix de garder cette façade sereine qu’il avait construite avec le temps mais la présence d’Idalgo suffisait juste à y créer des fissures.

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MessageSujet: Re: if it's meant to be, it will be. + aidean&idalgo.   Dim 13 Oct - 22:37



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Enfin, Aidean se décida à se retourner, et ... Merde. Idalgo faillit en perdre son sourire. Cet idiot était encore plus beau que la dernière fois. Il avait espéré qu'il soit devenu gros, moche et bête, ça aurait été plus facile pour passer à autre chose. Mais non. Bien entendu, il fallait qu'il soit toujours aussi magnifique, sexy et attirant. Ca n'allait pas l'aider à ne pas penser à lui durant ses ébats sexuels avec d'autres garçons. Il se reprit néanmoins bien vite, et un rire plein de sarcasme s'échappa de ses lèvres lorsque Aidean l'avertit qu'il devrait le mettre à la porte. Effectivement, il arrivait à la dernière minute. Mais, même si il ne faisait pas le poids face à son ex, physiquement parlant, il arrivait toujours à le convaincre par ses propres atouts. Il prit le verre que le brun avait poussé vers lui du bout des doigts, regardant le liquide écarlate à l'intérieur, avant d'en boire une gorgée, ne lâchant pas le barman des yeux. « J'ai toujours eu un certain pouvoir de persuasion sur toi. Tu ne pourrais pas me jeter dehors, même si tu le voulais, Woodlock. » répondit-il, faisant doucement tourner le vin dans son verre.

Aidean surenchérit très vite, lui demandant ce qu'il faisait ici, en profitant pour faire une petite référence à leur dispute passée. Et, ce fut à ce moment là que ça sautait au yeux d'Idalgo. Aidean. Il ne s'était toujours pas énervé. Il ne lui avait toujours pas lancé en regard de tueur, ou dit d'aller se faire foutre. Il était ... Neutre. Si neutre, que ça en était flippant. Le châtain avait l'habitude d'un garçon colérique et impulsif. Un homme qu'il réussissait à calmer, parfois, par des gestes qu'il ne pouvait plus se permettre aujourd'hui. Mais ce Aidean là était tellement .. Froid. Il n'était peut être pas le seul à avoir grandi. Et, si il avait espérait se sentir à sa hauteur, aujourd'hui, il ne se sentait finalement que plus petit. Comme un enfant sous le regard d'un adulte. Voir le regard froid de Darren sur lui, qui essayait de l'énerver, il avait l'impression d'être complètement en dessous de lui, même si, en apparence, il voulait clairement mener le jeu. Mais, étrangement ... C'était quelque chose qui l'excitait. En réalité, tout en Aidean réveillait l'envie, et ça devenait franchement, terriblement chiant.

Très vite, il reprit cependant ses esprits, assumant qu'il devait répondre à la question de son ami. « Et quoi ? On a plus le droit de venir rendre visite à son pauvre-et-misérable-ex préféré ? » lança-t-il, avec un sourire moqueur. En théorie, c'était absurde, vu qu'officiellement parlant, Aidean était son seul ex. Il n'avait pas été en couple depuis, bien qu'il ne compte plus le nombre de lits dans lesquels il a été. Mais il fallait bien qu'il trouve une réponse, parce que, honnêtement, " J'en ai marre que tu me harcèles mentalement quoique je fasse, donc, je suis venu te faire chier physiquement " n'était pas du tout sérieux.

Après avoir, une nouvelle fois, trempé ses lèvres dans le liquide rouge, il fit passer ses jambes de l'autre côté du comptoir, pour avoir ainsi une meilleure vue sur son ex-petit-ami. Il se lécha très lentement les lèvres, alors qu'il le détaillait de haut en bas sans retenue. Toujours aussi sexy, il y avait pas à dire. Et un part de moi intérieure ajoutait " Et sublime, en plus. ". Mais je repoussais cette idée. Parce que c'était le genre de chose que pensaient les gens amoureux. Et je n'étais pas amoureux. Non ...

Quelque chose de méchant. Il fallait que je dise quelque chose de méchant, pour me sortir ces trucs en guimauve de la tête. « Sinon, t'as toujours pas avancé dans la vie ? Toujours barman dans un bar miteux pour les pré-ado en chaleur ? J'ai bien fais de me barrer, hein. J'ai pas envie de me retrouver clochard à vingt ans. ». Enfin, il se retrouvait. Il sourit en coin alors que de nouveau, il buvait une gorgée de vin, finissant ainsi son verre et le reposant sur le comptoir, léchant lentement une goutte de vin qui perlait au coin de sa lèvre. Bien entendu, encore une fois, ses paroles n'étaient que mensonge sur mensonge. Il regrettait d'être parti. Il ne pouvait même pas le nier. Il aurait voulu se réveiller dans ses bras un peu plus longtemps, au lieu de devoir fuir les maisons de ceux avec qui il couchait. Et, même quand il passait quelques heures dans les bras de ses amants, ce n'était pas pareil. Ceux ci le dégoûtaient toujours. Leur étreinte, leur odeur, leur contact. Il ne supportait pas qu'ils soient aussi proches de lui. Mais avec Aidean ... C'était tellement mieux. Sentir ses bras musclés le couper du monde, se réveiller la tête nichée contre son torse, enveloppé dans cette odeur mentholée et poivrée qu'il connaissait si bien, écoutant attentivement les battements de coeur de son petit-ami.

Et ...  Voilà. Il ne s'était même pas rendu compte qu'il s'était encore perdu dans ses souvenirs, avec tout ça. Il secoua légèrement la tête, mécontent de lui même. Quel idiot il faisait...
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MessageSujet: Re: if it's meant to be, it will be. + aidean&idalgo.   Lun 14 Oct - 13:53



if it's meant to be, it will be

Le français marquait un point, mais évidemment, Aidean ne lui donnerait pas raison pour autant. Il savait au fond de lui qu’il ne supporterait pas de le rejeter et que le jeune homme aurait toujours une place ici.

– Ca, c’est toi qui le dis, répliqua-t-il avec un petit rire, mais je te connais trop bien maintenant pour me faire berner par tes petits jeux.

Il s’agissait bien là d’un mensonge, même si Aidean pouvait dire sans hésitation qu’il connaissait un peu trop bien Idalgo. Par exemple, il pouvait deviner aisément que le jeune homme lui rendait visite pour une raison précise et qu’il ne faudrait pas beaucoup de temps avant que leurs deux caractères électriques produisent un choc, comme cela c’était produit il y a maintenant deux ans.
Il fallut un moment à Aidean pour que les mots de son ex-petit-ami aient un sens à ses yeux, au-delà de l’insulte qu’il venait de lui lancer. La voix du français résonnait dans sa tête et bientôt, des images assez douloureuses pour lui la suivirent. En spectateur, il était obligé d’observer Idalgo en compagnie d’autres hommes, tous plus beaux les uns que les autres. Les baisers et les caresses qu’il partageait avec eux le rendaient malade mais il ne pouvait rien y faire.
Aidean prit une nouvelle gorgé de sa tisane ; le liquide lui brûla la langue et pendant un moment, il oublia toutes les images qui étaient venues le torturer un peu plus. Il sentait sa carapace se fissurer encore une fois sous le seul poids des mots. Que lui arrivait-il ? Il avait travaillé sur son attitude sereine pendant des années et au final, il suffisait simplement que ce gamin revienne pour tout chambouler et réduire ses efforts à néant.
Idalgo ne lui laissa pas le temps de répondre et Aidean le regarda passer ses longues jambes de l’autre côté du comptoir. L’irlandais fut désarçonné pendant un instant ; le parfum de son ancien petit-ami l’assaillit et en une seconde, il lui sembla faire un voyage trop réel dans le temps. Il se revit derrière le bar, un sourire collé sur les lèvres, pour se rapprocher ensuite d’Idalgo, toujours dans cette même position. Dans son esprit, il n’y avait pas de colère, contrairement à l’instant présent. Ils se souriaient sans arrière-pensées, Aidean déposant ensuite un baiser sur la joue d’un Idalgo aux cheveux légèrement bleus – reste d’une coloration qu’il avait faite à l’époque sur un coup de tête.
L’envie de reproduire cette scène du passée le traversa un moment, mais le jeune homme n’en montra rien. Il avait accepté depuis longtemps les sentiments encore présents envers son ancien petit-ami, même si parfois, il préférait être dans le déni.
Pour éviter de ne dire quelque chose qu’il regretterait plus tard, il se tut et laissa le français parler. Et les derniers mots que prononça Idalgo lui firent mal. Très mal. Idalgo touchait un point qui restait encore aujourd’hui trop sensible chez Aidean. Oui, il était fier de son petit pub et il commençait lentement à se faire une belle réputation dans le quartier. Mais l’irlandais ne pouvait s’empêcher de se demander s’il n’aurait pas pu faire autre chose de sa vie.
Tous les jours, il se posait la même question et une voix en particulier venait lui répondre, celle de son père. Aidean l’entendait répéter qu’il ne ferait rien de bien dans sa vie, qu’il finirait dans un coin de rue et que personne ne voudrait travailler avec une tarlouze comme lui.
Alors, en repensant aux paroles de son père, le jeune homme ne put s’empêcher de briser un minimum la sérénité qu’il s’obligeait à garder.

– Tu fais chier avec tes remarques à la con, Idalgo, dit-il avec une voix forte mais toujours dans la retenue. Si t’es venu pour m’insulter, je veux pas de toi ici !

Comment avait-il pu croire qu’il pourrait garder son sang-froid en présence du français ? En réalité, Aidean avait espéré qu’Idalgo soit un peu plus mature, après deux ans à avoir grandir loin de lui. Mais il semblait toujours prêt à sortir la remarque blessante. Apparemment, son côté provocateur n’avait pas disparu. Loin de là !
Aidean ne put s’empêcher de fixer le français, comme lui l’avait fait un peu auparavant. Mais il ne baissa pas les yeux sur son corps qui, même sans le voir entièrement, lui plaisait encore beaucoup trop. En plongeant son regard dans le sien, l’irlandais essayait de lui faire passer un message. Ne me pousse pas à bout, s’il te plaît.
Le jeune homme finit tout de même par détourner les yeux, ne souhaitant pas se faire embobiner comme un idiot, encore une fois. Il attrapa une éponge et contourna le comptoir pour se retrouver dans la salle. Il voulait faire quelque chose de ses mains, n’importe quoi pour éviter de céder à la nervosité qui l’entourait depuis l’entrée d’Idalgo.

– Tu devrais te trouver un type bien, continua-t-il au bout d’un moment. Un de ces mecs friqués avec qui tu pourrais fumer et parler bouquins après une bonne partie de jambes en l’air.

Ses propres paroles le firent rire, car il savait bien que c’est ce qui finirait par arriver. L’histoire était écrite ainsi et la fin ne lui serait jamais favorable.

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MessageSujet: Re: if it's meant to be, it will be. + aidean&idalgo.   Lun 14 Oct - 16:34



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De nouveau, un sourire narquois naquit sur les lèvres d'Idalgo, même si le coeur n'y était pas. En effet, les paroles d'Aidean sonnaient comme une évidence pour lui. Pas forcément cette partie sur le fait de pouvoir le mettre à la porte quand il le voulait, mais ... Oui. Le brun le connaissait bien. Un peu trop, même. Aidean était sans aucun doute celui qui le connaissait le mieux. Jamais il ne s'était laissé adoucir par quelqu'un de la sorte. En temps normal, Idalgo restait cet idiot cynique et méfiant qui ne se souciait que de son cul, et qui ne connaissait pas d'autres interactions que la moqueries et le sarcasme. Mais quand il avait été avec Aidean ... Il s'était enfin senti libre de pouvoir se détendre. Il lui avait souvent offert des sourires sincères, et non moqueurs, et il avait eu envers lui des gestes qui ne rimaient pas qu'à une envie sexuelle. Et, encore maintenant, il ressentait encore ce besoin de lui murmurer qu'il ne voulait jamais le quitter. De descendre lentement les mains le longs de ses bras et de prendre les siennes. D'être le seul à ses yeux. Mais il ne pouvait décidément pas. Il avait une fierté. Un égo surdimensionné, et des idées bien placées. Avouer à son ex qu'il lui manquait serait comme mettre sa dignité au sol, et la piétiner lui même. Aussi, voulant éviter ce sujet sensible, il se contenta de hausser les épaules, avant de se mordre l'intérieur de la joue.

Mais son malaise ne dura pas longtemps. En effet, il se retrouva déjà en terrain connu lorsque Aidean commença à hausser la voix. Il pouvait sentir qu'il gagnait du terrain. Il se mordillait la lèvre de contentement, mais perdit bien vite son expression en voyant le regard que son interlocuteur lui lançait. Qu'est-ce que c'était que ça ? Depuis quand Aidean faisait ce genre de truc ? Depuis quand il semblait seulement déclarer forfait de la sorte ? Ce n'était pas dans ses habitudes. En général, il était le premier à monter en pression, et Idalgo n'avait plus qu'à le suivre. Mais là ... C'était comme si il essayait de faire monter l'irlandais en pression, mais que ce dernier se débattait. Et qu'il arrivait finalement à le repousser. Et pour tout dire, le châtain n'aimait pas ça. Il détestait ça, d'être si facilement maîtrisé.

Aussi, quand le brun contourna le bar pour aller se mettre à nettoyer les tables, lui lançant au passage qu'il devrait trouver un mec qui lui corresponde, Idalgo grimaça. Non. Il n'avait pas envie d'un nouveau petit-ami. En tout cas, d'un nouveau petit-ami qui ne soit pas Aidean ... Non. Non, c'était ridicule. Il n'allait pas retourner avec l'irlandais. Surement pas après avoir failli l'éborgner lors de leur rupture. Il soupira et se tourna de nouveau pour pouvoir profiter de la vue de son ex-petit-ami. « Je ne veux pas d'un mec plein aux as. Ce sont tous des salops. J'en suis la preuve vivante, d'ailleurs. » Ajouta-t-il, avec un petit sourire satisfait. « Je ne veux pas de mec du tout. Ca n'apporte que de la merde. Je porte parfaitement bien ma réputation de pute gratuite. ». Il sauta du comptoir, et se dirigea vers une petite table table à un mètre de là. Il posa sa main dessus, un faible sourire élargissant ses lèvres. C'était là qu'il avait l'habitude de se mettre, avant. Il s'asseyait là en faisant ses devoirs, attendant qu'Aidean ait fini sa journée. Parfois, il acceptait de l'idée, quand la salle était plus remplie qu'à l'habitude, mais, Idalgo n'était pas un homme de travail manuel. Il préférait se plonger dans ses révisions d'examens, admirant de temps en temps son petit-ami faire son boulot. Et, alors que ses doigts passaient sur la surface libre, il pouvait presque se voir, assis là, une pile de feuille étalée devant lui. Il avait les cheveux blonds. Ce souvenir datait alors de l'époque où ils ne sortaient pas encore ensembles. Où Idalgo se contentait de venir aussi souvent que possible pour reluquer le gérant, et où ils s'échangeaient de légers sourires par dessus le comptoir. Cette époque où Aidean croyait qu'il avait 18 ans, aussi, au lieu de dix-sept. Idalgo se pinça les lèvres à cette pensée, amusé. Il ne se souvenait que trop bien de ce temps où il avait caché sa minorité au brun pour avoir une chance avec lui, n'attendant que d'être vraiment attaché à lui pour lui révéler son véritable âge. Peut-être que ce n'était pas sa meilleure idée, mais ça avait marché, en tout cas.

Sans se retourner, il reprit la parole, le regard toujours baissé sur sa table. « Et toi ? Tu vois quelqu'un ou ta main droite est toujours ta seule petite copine ? ». Il avait rajouté cette pique en fin de phrase pour cacher le réel sens de sa question. Il priait en réalité intérieurement pour que la réponse du brun soit négative. Il ne pourrait jamais supporter l'idée que quelqu'un d'autre attendre Aidean patiemment. Il ne pourrait pas supporter l'idée que lorsqu'il rentrerait chez lui, il donnerait tout son amour, son affection, tout ce qu'il avait à un individu que Idalgo qualifierait  sans le, ou la, connaître d'abruti. Tout de suite, l'image de cette pouffiasse lui revint en mémoire. Celle qui l'avait séparé d'Aidean. Celle qui avait causé leur rupture. Une fille idiotement belle, avec des formes généreuses. Le genre qu'Idalgo ne pouvait pas supporter. Sa mâchoire se crispa automatiquement, et ses poings se serrèrent. « Et cette connasse que tu as dragué alors qu'on était encore ensemble ? Tu l'as baisé finalement ? C'est sûr que t'as toujours eu un truc pour les gens refaits. » finit-il en lui jetant un regard noir, daignant enfin tourner la tête. Rien que le souvenir de cet épisode l'énervait. Oui, Aidean lui avait rabâché cinquante fois qu'il avait seulement fait ça pour rire, mais Idalgo n'était pas du genre à faire la différence entre pour rire, et sérieusement. Lorsque le garçon qu'il était avant se faisait tabasser par ces brutes, ces connards le faisaient " juste pour rire ", aussi. Juste pour rire. Il se retourna ainsi entièrement vers lui, les bras croisés sur le torse.
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Dernière édition par C. Idalgo Beaudelaire le Lun 14 Oct - 19:45, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: if it's meant to be, it will be. + aidean&idalgo.   Lun 14 Oct - 19:12



if it's meant to be, it will be

Cela faisait un moment maintenant qu’Aidean se voyait vivre le reste de ses jours seul. Ou mal accompagné, tout dépendant de sa chance. Il n’était pas sûr de croire en l’amour véritable, celui qui vous rend heureux au point de vous lever avec le sourire aux lèvres et de vous rendormir de la même façon. Il s’imaginait un peu miséreux, éprouvé par la vie, probablement toujours derrière ce bar, ou par miracle, professeur à temps plein dans une petite école éloignée de Londres – mais il ne fallait pas pousser trop loin.
Il imaginait beaucoup plus pour Idalgo. Ecrivain au succès fulgurant, publié dans un nombre incalculable de pays, probablement fiancé à un homme important, tout aussi intelligent que lui et qui pourrait combler le moindre de ses désirs. Aidean avait mal en sachant qu’il ne serait jamais cet homme.
Alors, ses mains se crispèrent sur l’éponge lorsqu’Idalgo se donna le nom de pute gratuite. Aidean ferma les yeux un instant, mais les images du jeune avec d’autres hommes s’installèrent une nouvelle fois dans sa tête. Pourquoi fallait-il qu’il prenne ce chemin-là ? Il ne voulait plus imager ces hommes souiller le corps parfait du français.
Aidean se rappelait trop bien des nuits où Idalgo avait partagé son lit. Il se souvenait très nettement de ces moments passés en sa compagnie, de la façon dont le plus jeune s’était déshabillé pour lui. Chaque parcelle de peau était restée gravé dans sa mémoire et parfois, Aidean aurait voulu pouvoir les effacer. Comment pouvait-il trouver une autre personne plus belle encore que l’avait été Idalgo dans ses bras ? Aujourd’hui, il s’admettait à lui-même que ce ne serait jamais possible.
L’irlandais releva la tête, prêt à contredire chaque parole que venait de lui dire Idalgo. Mais il s’arrêta net en le voyant à cette table. Sa table, celle où le jeune homme, sortant à peine de l’adolescence à l’époque, avait passé le plus clair de son temps pendant deux années entières. Aidean revoyait les montages de papiers, les livres plus lourds les uns que les autres et les marques de stylo sur les mains de son ancien petit-ami. Il le revoyait la tête plongée dans ses cours, une expression de concentration intense sur le visage. Et pendant un instant, ses lèvres formèrent un sourire nostalgique.
Aidean avait passé un temps fou à l’observer étudier, tandis que lui servait les clients et nettoyer les tables. Il se rappelait clairement du jour où un habitué, Greg, lui avait fait une remarque qu’il ne put jamais oublier.

– Quel bosseur, ce gamin ! avait-il dit en finissant son verre de bière. A cette allure-là, il va finir major de sa promotion.

Un faible sourire s’était alors dessiné sur les lèvres de l’irlandais, mais il ne se sentait pas heureux pour autant. Évidemment, il voulait ce qu’il y avait de mieux pour Idalgo. Mais il devait se rendre à l’évidence : il ne pourrait jamais se frotter au français qui, sans aucun doute, était beaucoup plus intelligent et ambitieux que lui.
Avec un soupir, Aidean continua à nettoyer cette table déjà propre mais il ne put s’empêcher de commenter ce qu’avait dit Idalgo, en l’évitant du regard.

– Tu mérites tellement mieux que ça, tu ne t’en rends pas compte.

Evidemment, le jeune homme n’était pas connu pour garder son sérieux bien longtemps et il surenchérit. Toujours dans la provocation, son maître mot. Aidean aurait aimé détecter un peu de jalousie derrière ces quelques paroles, mais il ne vit rien d’autre que son sourire narquois et sa réplique très libérée. Ou alors, c’était qu’Idalgo cachait bien son jeu. Et cela aurait été possible ; Aidean connaissait le don du jeune homme pour la théâtralité. Il aurait très bien pu masquer sa jalousie avec de la taquinerie. Mais comment savoir ?

– Je n’ai eu personne de sérieux après toi, répondit l’irlandais sans s’attarder sur la signification profonde de ses mots. Et je ne suis pas désespéré à ce point-là.

En réalité, il y avait des soirs où Aidean se sentait totalement désespéré. Seul, sans personne pour le comprendre. Bien sûr, il s’était fait des amis depuis la rupture et surtout après avoir commencé son rituel yoga du matin. Mais aucun d’eux ne semblait assez proche et il n’arrivait pas à se confier à eux comme il l’avait fait auparavant avec Idalgo. Chose qui l’irritait au plus haut point.
Aidean ne put s’empêcher de sourire légèrement en voyant la colère de son ex-petit-ami lorsqu’il parlait de la connasse en question. Et il décida de jouer là-dessus, pour se venger des moqueries du français.

– Elle est passée dans mon lit, oui, répliqua-t-il avec un petit sourire. Derrière le bar aussi, tu sais ? Au même endroit où je t’ai pris toi.

Mensonge, encore des mensonges. Mais il se doutait bien qu’Idalgo ne tomberait pas dans le panneau. Il voulait simplement voir sa réaction. Et ressentir sa jalousie, car là, Aidean était presque sûr qu’il en trouverait.
Le français ne semblait pas s’être remis de la cause de la rupture. Le jeunehomme se souvenait de chaque mot qui avait été hurlé à travers le pub. Toutes les insultes qu’Idalgo lui avait lancées pour l’avoir trahi – même s’il n’y avait eu, au final, aucune tromperie. C’était son point sensible, et Aidean comptait bien s’amuser un peu.

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MessageSujet: Re: if it's meant to be, it will be. + aidean&idalgo.   Lun 14 Oct - 21:10



if it's meant to be, it will be.
Idalgo était paumé, en ce qui concernait les relations, c'était un fait. Il ne savait pas trop ce qu'il voulait. C'était dur, de sortir avec quelqu'un quand tous les garçons vous dégoûtent. Bien entendu, il appréciait leur corps, durant le sexe. Il y prenait du plaisir, et se sentait désiré et désirable. Mais ça n'allait pas plus loin. Il n'y prenait jamais de plaisir vraiment intense. Ca lui arrivait de compter les fissures au plafond pendant l'acte, ou de commenter intérieurement l'aspect de la pièce. Ca, c'était pour les pires. Ses meilleurs amants arrivaient à le distraire de son ennui le temps d'une soirée. Mais, il ne se rappelait pas d'une seule nuit d'action où il n'avait pas vu le visage d'Aidean lui apparaître. Il ne se rappelait pas d'une seule coucherie, où il ne s'était pas dit " Aidean m'aurait dit que j'étais beau ", " Aidean aurait fait plus attention ". A un tel point que même lui était exaspéré de ne s'entendre parler que de son ex-petit-ami. Et, il avait beau être exaspérant, provocateur et fouteur de merde, il n'était pas un connard. Il ne voulait pas se mettre en couple avec un garçon qu'il n'aimerait pas, tout en pensant à son ancien copain les trois quarts du temps. Ce n'était pas convenable.

De plus, il ne voyait pas comment quelqu'un pouvait égaler Aidean sur le plan de la relation. Oui, il n'était pas le petit-ami parfait. Il était colérique et impulsif. Il n'était pas plus qu'un gérant d'un petit pub, et ne roulait pas sur l'or. Il avait tendance à cacher beaucoup de choses. Mais il avait toujours été là quand Idalgo l'avait demandé. Il l'avait serré dans ses bras quand il allait mal, et il avait toujours été le premier à ouvrir le champagne lors de ses réussites. Et surtout, Aidean connaissait les défauts d'Idalgo. Il savait qu'il était lunatique, qu'il avait parfois du mal à se concentrer quand les choses devenaient trop longues, qu'il était égocentrique, et immature. Et il pouvait une liste comme ça longue comme le bras. Mais, pourtant, Aidean l'aimait quand même. Il l'avait aimé quand même avec tout ça, tout comme Idalgo aimait tout autant les qualités du brun que ses défauts. Donc, honnêtement, il n'était pas pressé de trouver un idiot qui ne supporterait pas la moitié de ses nombreux défauts. Sans façon.

C'est pourquoi, lorsque Aidean lui assura qu'il méritait mieux, il haussa un sourcil. En quoi méritait-il quelque chose de mieux ? Que faisait-il de sa vie ? Il fumait, buvait à l'occasion, couchait avec les premiers consentants, insultait et rabaissait tout le monde, pétait plus haut que son cul, et crevait les pneus de ceux qui l'ennuyaient. Absolument, il était un être parfait qui ne méritait que du bonheur. Même si ça l'énervait de l'admettre, Aidean était une bien meilleure personne que lui. Et, d'ailleurs, il n'y avait que quand il avait partagé sa vie qu'il avait été une personne potable. Bien sûr, un jeune adulte, toujours. Mais il s'était étonné lui même par sa conduite, lorsqu'il était avec Aidean. Il n'était pas lui, en réalité. Il était quelqu'un d'autre. Quelqu'un qui était surement toujours un lui. Comme un autre lui, mais qui appartenait au côté clair de la force. Et, ça le désolait quand il pensait au fait qu'il n'avait surement pas autant aidé Aidean que lui l'avait aidé. Quand ils s'étaient rencontrés, il n'était qu'un pauvre anarchiste venant de débarquer avec des cheveux blonds parsemés de mèches noires. Un peu paumé, aussi. Le brun avait déjà son bar, il menait déjà sa vie et était déjà quelqu'un qui faisait de son mieux. Comment un adolescent qui avait décidé lui même de mal tourner pouvait aider un adulte qui prenait sa vie en main ? Impossible. Oui. Où en serait-il, si il n'avait pas rencontré Aidean ? Peut être en train de vendre ses atouts sur les routes, ou alors, artiste de rue raté, dans le meilleur des cas. Il lui devait tellement au fond. Mais, il ne pouvait pas décemment lui dire. Alors, il se contenta de répondre. « Je mérite quoi ? Un mari chiant à mourir, qui m'emprisonnera entre quatre mur, et qui m'enchaînera à son lit, me laissant devenir son petit jouet personnel ? J'ai trop de classe pour ça. » décida-t-il, en passant sa main dans ses cheveux, un air détaché sur le visage.

Aidean lui dit alors qu'il n'avait eu aucune relation sérieuse depuis lui, et cela ne put que faire sourire le châtain. Donc, il gardait encore sa place privilégiée de dernier petit-ami en date. C'était mieux que rien. Mais, malheureusement, son contentement fût de courte durée. En effet, le brun répondait finalement à sa question concernant l'autre pintade. Et lorsque la réponse parvint à son cerveau, son sang ne fit qu'un tour. Il n'envisageait même pas un instant la possibilité que le brun puisse le charrier. Son expression ayant soudainement changée, il s'avança d'un pas raide et rapide vers son vis-à-vis, s'arrêtant à à peine quelques centimètres de lui. « Comment tu OSES seulement ?! Si t’arrive à baiser la meuf qui t'as fait rompre avec ton copain, c'est que t'es vraiment qu'un fils de pute. Ou alors que tu te foutais de moi, et que j'étais rien de plus qu'un bon plan cul prolongé. » il acheva, sa voix virant dans les aigus, comme à chaque fois qu'il débutait une crise. Il fallait qu'il se calme, où ça allait encore finir en drame. Il inspira profondément fermant les yeux. Sa propre dernière phrase l'avait blessé. Parce qu'il se rendait compte que ça prenait son sens. Il s'était crû important à cause de mots, de gestes et de temps. Mais les mots pouvaient être faux. Les gestes pouvaient être trafiqués. Et le temps n'était qu'un nombre. Comment pouvait-il être sûr ? Combien y avait-il eu d'autres personnes, après lui ? D'autres personnes qu'il avait baisé dans les endroits où il l'avait pris lui ? Comment pouvait-il être sûr qu'il n'ait emmené personne dans son appartement si privé, après lui ? Comment pouvait-il être sûr que personne ne soit passé dans le lit où ils avaient eu tous leurs moments ? Cette simple pensée suffit à refaire monter la colère, et il rouvrit les yeux, posant ses mains sur le torse du plus vieux et le poussant de toutes ses maigres forces. « Va crever, espèce de ... Je - .. Va crever je dis ! » reprit-il, perdant presque ses mots tant il se sentait plus bas que terre, lui même. Aidean avait beau être le seul homme qu'Idalgo voulait encore, il n'en restait pas moins détestables, parfois.
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MessageSujet: Re: if it's meant to be, it will be. + aidean&idalgo.   Ven 18 Oct - 21:14



if it's meant to be, it will be

Aidean aurait dû se douter qu’Idalgo partirait au quart de tour et au fond, il s’était douté qu’il le prendrait mal. Mais pas à ce point-là.
L’irlandais fut surpris par l’éclat de colère de son ancien petit-ami et pendant un moment, il crut être revenu deux ans en arrière, lors de leur dispute violente à cause de cette même fille, cette gamine stupide au beau sourire.
Il pouvait voir l’évolution de la crise dans les yeux d’Idalgo. Ils se fermèrent un moment et, avec beaucoup d’effort, le jeune homme essaya de reprendre une contenance et sa respiration se calma pendant un instant. Cela ne dura pas, évidemment. Il fallut une seconde pour que l’expression du français change complètement et ses traits devinrent durs, exprimant une colère intense. Lorsque ses yeux s’ouvrirent, Aidean eut presque peur de ce qui allait se passer. Il se relaxa quelque peu en se souvenant que les verres étaient déjà rangés et loin de leur portée.
Aidean n’eut pas le temps de réagir, ni même de calmer un tant soit peu le plus jeune. Ce dernier fonça comme un éclair et termina juste en face de l’irlandais. Avec toute sa force, il se mit à pousser Aidean le plus loin possible de lui. Il n’arrivait pas au bout de ses insultes, mais on pouvait facilement comprendre qu’il lui en voulait terriblement d’avoir dit ces quelques mots. Et pendant un moment, Aidean se sentit mal d’avoir joué avec les sentiments d’Idalgo.
Il le connaissait trop bien ; deux années lui avaient permis d’apprendre le moindre détail de sa personnalité. Ce qu’il aimait, ce qu’il détestait ou, comme maintenant, ce qui le rendait très vite hystérique. Tout ça lui avait énormément servit à l’époque, même si au final, ils n’avaient réussi à éviter leurs innombrables disputes.
Mais dans les moments les plus violents, Aidean s’était souvent aidé de sa « technique magique », comme il aimait l’appeler. Elle fonctionnait à merveille pour calmer les ardeurs d’Idalgo, bien que celui-ci n’acceptait pas qu’il l’utilise tout le temps, préférant plutôt hurler à plein poumons et s’apaiser une fois son monologue rageur terminé.
Sur un coup de tête – et pendant un instant, Aidean pensa qu’il le regretterait plus tard, il décida de dégainer sa magie – qui n’était, au final, rien de plus qu’une façon d’amadouer son ancien petit-ami.
L’irlandais agit rapidement, sans qu’Idalgo n’ait le temps de comprendre ce qu’il se passait. Il enveloppa le français dans ses bras, bloquant ceux de son ex entre son torse et le sien. La tâche lui sembla un peu plus compliquée qu’à l’époque, car Idalgo avait gagné quelques bons centimètres et il se démenait avec plus de force qu’auparavant. Mais ce fut avec un certain soulagement qu’Aidean remarqua qu’il surpassait encore le jeune par sa force. Un atout qui l’avantageait énormément à l’instant présent.

– Calme-toi, s’il te plaît, demanda Aidean, le visage contre celui d’Idalgo. Ne t’énerve pas.

Il profitait clairement de la surprise de son ex, même en sachant qu’il réagirait bientôt à son geste, peut-être un peu déplacé à ce stade de leur relation. Il se donna bonne conscience en pensant aux nombreux verres qui auraient pu périr s’il n’était intervenu à temps. Sans toutefois pouvoir éloigner ce sentiment agréable qu’il ressentit légèrement dans le ventre, comme lorsqu’il tenait Idalgo contre lui, à l’époque.
Aidean ferma les yeux quelques secondes, souhaitant à tout prix oublier ce qu’il venait de s’avouer à lui-même. Puis il se tourna vers le français et, avec son sourire le plus rassurant, il prit à nouveau la parole.

– Tu sais au fond de toi que je n’ai pas fait ça. Je suis pas abruti au point de tromper mon copain pour cette blonde idiote, dit-il en levant les yeux au ciel. Et puis, je tenais trop à toi pour faire une chose pareille.

Il regretta ses mots à la seconde près où ils sortirent de sa bouche. Ils lui rappelaient douloureusement les moments où il avait cru qu’avec Idalgo, ce serait pour toujours. Ou du moins, qu’ils arriveraient à se supporter pour pouvoir vivre heureux pendant un bon bout de temps. Ils lui rappelaient aussi que ses sentiments pour le jeune homme n’avaient pas totalement disparu et que si Aidean remarquait le plus petit signe positif de la part d’Idalgo, il n’y réfléchirait pas deux fois avant de retourner dans ses bras.

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MessageSujet: Re: if it's meant to be, it will be. + aidean&idalgo.   Sam 19 Oct - 12:30



if it's meant to be, it will be.
Le châtain était définitivement prêt à faire son cinéma. Prêt à crier au blasphème, et à faire naitre l'étincelle qui mettrait le feu aux poudres. Ce n'était pas vraiment ce qu'il imaginait en venant ici, mais il ne pouvait plus se contrôle à présent. La colère montait en lui à une vitesse fulgurante, et il ne pouvait pas la stopper. Il avait l'impression de brûler de l'intérieur, tandis qu'il essayait tant bien que mal d'impressionner Aidean avec son fameux regard noir. Oui, lui, ne pouvait rien faire pour s'aider lui-même. En revanche, le brun semblait savoir comment sauver sa peau. Enfin, c'est surement pour ça que sans avoir le temps de comprendre ce qu'il se passait, ou de balancer une nouvelle fournée d'insultes toute fraîche, Idalgo se retrouva collé contre son ex petit-ami.

Son premier réflexe fut de tenter de se dégager. Il ne pouvait tout de même pas tolérer qu'on interrompe son monologue outré de la semaine ! Il se débattit comme un diable, jusqu'à ce qu'il se rendent compte dans quelle position ils étaient tous deux à présents. Parce que, merde, il était vraiment dans les bras d'Aidean. Ses yeux s'agrandir brutalement sous le choc. C'était une position banale, même, innocente et chaste comparée à celles auxquelles il était habitué à présent. Mais, pour la première fois depuis longtemps, ses joues prirent une couleur rosées, et son coeur adopta un rythme si rapide qu'il se retrouva légèrement essoufflé. Ses poings, fermement serrés, finirent par se relâcher peu à peu, jusqu'à ce que les paumes du châtain soient posées à plat sur le torse du plus vieux. Ses muscles aussi réussirent à se détendre, alors qu'Aidean lui murmurait ces quelques mots, lui demandant de ne pas s'énerver. Il était le seul qui arrivait à faire ça. Il était le seul qui pouvait le calmer quand il se sentait partir. Et c'était assez magique, en fait.

Lorsqu'il reprit la parole, Idalgo releva ses yeux vers le visage de son interlocuteur, se perdant momentanément dans les pupilles magnifiquement dorées du brun. Il consentit à écouter attentivement chacun de ses mots, et, ne se rendit compte que trop tard que c'était une mauvaise idée. En effet, chacun des mots d'Aidean le faisaient fondre. Il avait l'impression de retourner, deux ans en arrière, lorsque le brun, souvent, lui murmurait encore des mots d'amour à l'oreille, et que ça le faisait sourire comme un idiot. Bien, ce n'était pas vraiment des mots d'amour, cette fois ci, mais c'était déjà bien plus que les insultes qu'ils s'étaient mutuellement lancées la dernière fois qu'ils s'étaient vus. Et, cette fois, il ne souriait pas comme un idiot. Non. Peut être parce qu'il était encore trop surpris. Ou qu'il était occupé à scruter chaque moindre détail du visage de son ex petit-ami, qu'il pouvait enfin voir de prêt. Ses sublimes yeux. Son sourire absolument adorable. Son visage si bien sculpté. Ses cheveux bouclés qu'Idalgo aimait tellement. Putain. Pourquoi est-ce qu'Aidean devait être si beau ? Pourquoi devait-il être si sexy ? Pourquoi devait-il être si parfait ? Et ce parfum. Voilà. Alors qu'il inspirait doucement ce parfum qui lui semblait tellement rassurant, cette odeur qu'il aimait tellement, il avait juste envie d'enfouir sa tête dans le creux du cou du brun, et de humer son parfum jusqu'à ce qu'il en soit ivre. C'était un fait.

Il perdait pied, à présent. Il était idiot. Comment avait-il pensé, une seconde, qu'il pourrait aller voir Aidean, et garder le contrôle de lui-même ? Comment avait-il pensé qu'il pouvait se planter en face de lui pendant un moment, et lui faire croire que tout ce qu'il ressentait à son égard à présent, c'était de la pitié et de la haine ? Il avait beau être considéré comme un des élèves les plus brillants de son université, il était toujours assez abruti pour foutre en l'air deux ans d'efforts. Il savait que tout était en train de partir en fumée, alors qu'il ne pouvait plus déloger son regard de celui de l'irlandais. Et, dans un ultime moment de faiblesse, il approcha lentement son visage de celui d'Aidean, avant de s'arrêter un moment, se disant que faire ça reviendrait à écrire " Je suis une pauvre créature faible et misérable " sur son front. Mais, au bout du compte, cela valait bien le coup. Ouais, il voulait bien être faible pour ça. Alors, il combla le peu d'espace restant entre leurs deux visages, et se laissa aller contre les lèvres du plus vieux. Ce n'était pas un baiser passionné, chaud, ou pressé. Juste une simple pression de leurs deux bouches, initié par le châtain. Et, honnêtement, si Aidean ne le retenait pas, il serait déjà probablement par terre, tant il avait l'impression que ses sentiments devenaient un ouragan dans son corps. Ses genoux se mirent à trembler, un noeud enserra son estomac, ses mains devinrent moites. Et, en temps normal, il aurait détesté être aussi émotif. Mais, il n'arrivait plus vraiment à penser à autre chose qu'aux lèvres du brun contre les siennes. Les lèvres d'Aidean contre les siennes ..

Les lèvres d'Aidean contre les siennes, putain.

Brusquement, ses paupières se relevèrent, alors qu'une vague de panique s'empara de lui. Il venait de craquer. Il venait de montrer au plus vieux qu'il était le plus pitoyable des deux. Il venait de se ridiculiser, en montrant ouvertement au brun qu'il avait encore envie de l'embrasser, après deux ans. Alors, il le repoussa brutalement, récupérant les quelques bribes de dignité qu'il lui restait encore, et se recula précipitamment, manquant plusieurs fois de se retrouver au sol. Il cogna dans plusieurs chaises, se rattrapant à la dernière minute, et, finit par se heurter au bar. Il s'accrocha fermement au bois, détournant vivement le regard. Il se détestait officiellement, pour être aussi faible. Il ne pouvait donc pas faire face à Aidean ? Il était condamné à avoir envie de revenir vers lui, sans le pouvoir, pour le restant de ses jours ? C'était cruel. Définitivement cruel. « Je - huh. Ce n'était pas prévu. Absolument pas. ». Il ne savait pas quoi dire. Il n'arrivait pas à être méchant. Pas après la douceur dont avait fait preuve Aidean tout à l'heure. Mais il ne pouvait pas non plus le regarder avec des yeux en coeur, et la bave au coin des lèvres. Il était complètement dans la merde, et jusqu'au cou. Ca lui apprendra à viser trop haut, à chaque fois.
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MessageSujet: Re: if it's meant to be, it will be. + aidean&idalgo.   Dim 20 Oct - 12:53



if it's meant to be, it will be

Il ne fallut pas longtemps avant qu’Aidean sente son ancien petit-ami se relaxer. Il le tenait encore fermement contre lui, ses bras entourant avec force le corps du plus jeune, en faisant attention toutefois à ne pas lui faire mal. Les mains d’Idalgo, poings serrés presque douloureusement, se relâchèrent légèrement et Aidean eut un bref frisson lorsqu’elles s’étalèrent lentement contre son torse. Il se gifla intérieurement en pensant qu’il aurait aimé ne rien porter à l’instant ; en réalité, le tissu constituant son t-shirt aurait pu brûler et se répandre en poussière sur le sol, il aurait remercié quiconque en était la cause.
Cette sensation lui rappelait tellement l’époque où les deux hommes sortaient encore ensemble. Sauf que ce genre de geste l’aurait fait sourire, au lieu de le rendre mal à l’aise, comme à l’instant présent. Lui-même se serait permis d’enlacer Idalgo de ses bras légèrement musclés, de poser les mains dans le bas de son dos et de lui murmurer quelques mots à l’oreille, d’une voix si suave que le français n’aurait pu y résister.
Aidean était toujours assez surpris de la réussite de cette « technique ». Il l’avait découverte par hasard, un peu après qu’ils se soient mis en couple. Malheureusement, les premières disputes avaient très vite suivies cette décision et pendant un moment, l’irlandais s’était dit que jamais cela ne fonctionnerait entre eux. Comment deux caractères comme les leur pourraient se côtoyer tous les jours ? Il suffisait simplement d’une petite étincelle et, lorsque l’un des deux commençait à hausser la voix, il ne fallait pas longtemps avant que l’autre ne s’y mette aussi.
Néanmoins, ils s’étaient retrouvés un jour dans cette position, Aidean voulant en fait se protéger des poings dangereux d’Idalgo. Il l’avait encerclé dans ses bras, de façon à ce qu’il ne puisse plus bouger. Le malin avait tout de même essayé de se libérer en utilisant ses jambes, mais à l’époque, le français ne faisait vraiment pas le poids contre Aidean qui, heureusement pour lui, était déjà un adulte au corps bien bâti. Très rapidement, Idalgo se calma et ses muscles se relaxèrent, comme ils étaient en train de le faire à présent. Et avec un sourire, Aidean lui avait déclaré que tout le monde possédait au moins un point faible. Il avait trouvé le sien.
En prononçant quelques mots pour le réconforté, l’irlandais observa l’expression d’Idalgo changer sous ses yeux. Ses traits se relâchèrent et son visage semblait déjà plus paisible. Il avalait littéralement chacune de ses paroles, son regard fixait dans le sien. Un sourire s’installa sur les lèvres d’Aidean en sachant qu’il avait fait cela ; il avait le pouvoir de le rendre plus calme, en le touchant simplement.
Ensuite, tout se passa très vite. Presque hypnotisé par le regard bleu d’Idalgo, il ne remarqua pas que ce dernier se rapprocher lentement de lui, jusqu’à ce que le plus jeune ferme ses yeux. Aidean n’eut pas le temps de faire quoi que ce soit ; il resta immobile, alors que les lèvres du français venaient se coller aux siennes.
Feux d’artifices.
Ce baiser ne ressemblait en rien à ce qu’Aidean avait connu ces deux dernières années. Il éveillait en lui des sensations endormies depuis tellement longtemps ; les fourmillements dans le bas du ventre, les jambes tremblantes, les cheveux sur la nuque qui s’hérissent, le cœur qui bat trois fois plus vite. L’instant sembla durer une éternité, mais il ne se prolongea pas plus de quelques secondes, le temps qu’Aidean se rende compte d’à quel point il était encore amoureux d’Idalgo. Et que celui-ci s’éloigne brusquement, cassant la bulle merveilleuse dans laquelle ils s’étaient retrouvés tous les deux.
L’irlandais le regarda tristement s’écarter, comme s’il venait de le blesser gravement. Il se cogna dans les tables, renversa une chaise au passage, puis s’appuya contre le comptoir. Idalgo l’agrippa comme on s’attache à une bouée, pour sauver sa vie. Il se mit dos à lui et Aidean ressentit un nouvel élan de chagrin l’envahir.
Idalgo venait de l’embrasser. Volontairement, sans qu’il n’ait besoin de faire lui-même le premier pas. Aidean avait maintenant la preuve qu’il n’était seul dans cette guerre aux sentiments. Mais pourquoi s’être éloigné, alors que l’irlandais avait répondu à son baiser ? Pourquoi fallait-il qu’il réagisse ainsi ? Il l’entendit dire que ce n’était pas prévu, qu’il n’était pas venu pour ça. Et à nouveau, Aidean se sentit trahi. Pourquoi le faire alors ? Pourquoi lui donner un espoir s’il ne voulait pas de tout cela ?
Aidean s’assit lourdement sur une chaise et il enferma son visage entre ses mains. Un soupir lui échappa puis il se tourna vers Idalgo, toujours appuyé contre le bar. L’irlandais ne pouvait pas voir son visage et ça le rendait dingue. Alors, il se leva et partit en direction de son ancien petit-ami. Il s’arrêta à quelques centimètres à peine de lui et, lentement, posa une main sur l’épaule du français dans le but de le tourner vers lui. Mais l’autre ne faiblissait pas.

– S’il te plaît, murmura Aidean, regarde-moi.

Un autre soupir s’échappa de ses lèvres en le voyant immobile face à lui. Il se détourna alors, faisant face à la vitrine du pub. Il ferma ses yeux et serra les bras autour de son torse, comme un enfant complètement perdu l’aurait fait.

– Non, évidemment que ce n’était pas prévu, dit-il, la voix se brisant légèrement. Pourquoi est-ce que tu voudrais revenir avec une merde comme moi ? Quelqu’un de beaucoup mieux t’attend sûrement chez toi.

Aidean eut une soudaine envie de pleurer, mais il se retint. Verser une seule larme le rendrait encore plus idiot qu’il ne l’était maintenant.

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MessageSujet: Re: if it's meant to be, it will be. + aidean&idalgo.   Dim 20 Oct - 14:54



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Le regard fixé devant lui, Idalgo pinçait ses lèvres, cherchant désespérément une issue de secour. S'enfuir carrément, prendre sa moto et ne jamais revenir pourrait être une bonne solution. Mais il ne voulait pas qu'Aidean le prenne pour un lâche. Il inspira profondément, se maudissant pour ce qu'il avait fait. Il avait embrassé le brun, merde. Il avait posé ses lèvres sur les siennes, parce qu'il était simplement faible et idiot. Il se mordit la lèvre, totalement en colère contre lui-même. Aussi, quand il entendit Aidean tirer une chaise derrière lui, ses muscles se contractèrent de nouveau, et il espéra de tout son coeur arriver à se contrôler, et ne pas envoyer le premier objet qu'il trouverait, contre un mur.

Lentement, il humidifia ses lèvres, lorsqu'il entendit le brun se lever et se diriger vers lui. Qu'allait-il dire ? Allait-il se moquer de lui ? Allait-il l'engueuler, pour ce geste irréfléchi et digne d'un gamin de quinze ans submergé par les hormones ? Il ne savait pas.  Il sentit une main se poser sur son épaule, et il sursauta, fermant les yeux. Pourquoi ce contact l'électrisait autant ? Pourquoi son esprit avait-il tant envie qu'Idalgo se retourne, et se colle au brun, mais son corps refusait de pivoter, malgré la très légère pression qu'exerçait Aidean sur son épaule ? Pourquoi était-il soudainement déchiré en deux ? Pourquoi est-ce que ce que ce garçon lui faisait tant d'effet ? Il n'en savait rien. Et il détestait être perdu comme il l'était en ce moment. Si ça avait été un mec comme les autres, il l'aurait juste incité à le prendre sur une des tables. Mais c'était là qu'on voyait que Woodlock n'était pas normal. Idalgo avait peur de son jugement. Il avait peur qu'il le prenne pour une salope qui ne pensait qu'au cul. Et en même temps, il faisait tout pour donner une mauvaise image de lui à son ex-petit-ami. C'était énervant. Il était tellement instable que lui-même ne se comprenait plus. Perdu dans ses pensées, il entendit à peine la voix rauque d'Aidean parvenir à ses oreilles. De toute façon, il ne voulait pas se retourner. Il n'avait rien à dire concernant ce baiser. C'était un terrain miné. Quoique lui dise le brun à ce propos, ça allait le mettre dans une impasse. Il allait paniquer. Et il allait exploser. Il ne voulait pas ça. Ce qui était au départ son plan, était maintenant quelque chose de repoussant à faire à ses yeux. Il était paumé. Il ne savait pas ce qu'il pouvait faire, ou ce qu'il ne pouvait pas faire. C'était tellement frustrant, qu'il avait juste envie de crier. De crier, encore et encore.

Finalement, Aidean fit demi-tour, et il s'en retrouva un peu soulagé, ne trouvant même plus la force de faire de la résistance. Les bruits de pas du plus vieux s'arrêtèrent, et sa voix se refit entendre. Elle sonnait bizarrement. Idalgo connaissait ce ton. Et il ne l'aimait pas. Il le détestait. C'était celui que le plus vieux utilisait quand il avait mal. Et le châtain détestait ça. Parce que savoir qu'Aidean était blessé, ça lui faisait mal aussi. Alors, il tourna légèrement la tête. Le brun était face à la grande vitre. Le ciel, qui avait déjà des teintes sanguines lorsqu'Idalgo était arrivé, tournait maintenant à de belles couleurs violettes. La silouhette sombre d'Aidean se détachait parfaitement, sur les lumières des lampadaires, commençant à s'allumer, et le ciel violacé. Il aurait parfaitement pût s'extasier sur à quel point son ex-petit-ami était sublime, comme ça, si il ses paroles ne lui avait pas fait l'effet d'un poing dans le ventre.

Idalgo n'avait jamais supporté le fait d'entendre des gens dire du mal d'Aidean, même après leur rupture. Il se rappelait parfaitement d'une petite embrouille qu'il avait eut à cause de cette habitude débile. Il était avec un de ces mecs, qu'il avait prévu de baiser le soir même. Adossé à un mur, en train d'allumer une cigarette, il n'avaitmême pas remarqué être devant le pub d'Aidean. Et cet idiot de garçon, qui lui avait proposé d'aller boire un café. Idalgo avait répondu qu'il ne préférait pas, expliquant sa rupture avec " le gérant ", et leur mauvaise relation depuis. Il ne racontait pas à tout le monde qu'il était sorti avec lui, mais ne le cachait pas non plus. Après tout, quel intérêt avait-il à dissimuler leur relation ? Enfin, toujours fût-il que, pensant s'attirer ses bonnes grâces, l'idiot en question affirma que de toute façon, ce n'était que le pauvre gérant d'un pub miteux. Peut-être qu'il n'aurait pas dû dire ça alors que le châtain avait un briquet en main. Oui, Idalgo se sentit coupable, ensuite. C'était vrai que le garçon avait des cheveux assez bien entretenus, et que le fait qu'une partie ait brûlée ... Bah, c'était dommage. Mais, dans tous les cas, le pub d'Aidean n'était pas miteux. Et il n'était pas si pauvre que ça, après tout. Enfin. Tout ça pour dire que lorsqu'il entendait les gens dire du mal de l'irlandais, il grinçait des dents. Mais lorsque c'était Aidean lui-même qui se rabaissait ... Il avait l'impression que c'était la chose la plus horrible qu'il puisse entendre. « Je t'interdis de dire ça. » .

Sans plus attendre, il se retourna complètement, et traversa le pub d'un pas décidé et rapide. Très vite, il fut arrivé à la hauteur d'Aidean, et se mit devant lui, pour l'obliger à le regarder. Et ... Voir ses yeux brillants, humides, lui donnant envie de laisser tomber toute sa fierté. Il avait envie de laisser tomber, de lui dire qu'il était un garçon tellement formidable qu'il était tombé éperdument amoureux de lui, et qu'il ne pouvait pas se défaire de ses sentiments. Il avait envie de lui avouer qu'il était parfait à ses yeux. Mais il ne pouvait pas. Parce que si tout ça n'était pas réciproque .. Il ne pouvait même pas y penser. « Tu n'es pas une merde, Aidean. Ce n'est pas parce que tu n'es pas un grand avocat de renommée mondiale, et que tu ne gagnes pas des centaines de milliers de dollars par mois, que tu ne vaut rien. » . Il décrocha l'une des mains du brun de son torse, pour la prendre dans la sienne, et, posa sa main libre sur la joue de son vis-à-vis. « Et ne penses même pas qu'un de ces bourgeois de merde, qui gagnent du fric en ne foutant rien valent mieux que toi. Regarde toi. Tu es quelqu'un de formidable, qui travailles dur pour gagner sa vie, et ... Tu es ... Sérieusement, Aidean, tu fais tout ce que tu peux pour seulement être gentil et agréable. Combien de gens font ça, tu crois ? Combien de gens se forcent à sourire, à être poli avec tous les inconnus qu'ils rencontre pendant la journée ?  » continua-t-il, se rapprochant de lui et posant son front contre le sien. « Même moi, je fais petit jeu à côté de toi. Après tout, je ne suis qu'un étudiant anarchiste, qui doit baiser tous les gays qui passent pour se donner de l'importance. Mais je sais voir si quelqu'un à de la valeur ou pas. » . Il poussa un léger soupire, caressant doucement sa joue avec son pouce, et serrant un plus sa main dans la sienne. « Si je suis sorti avec toi, ce n'était pas parce que tu étais sexy, ou canon. Bien sûr, c'est d'abord ce qui m'a attiré chez toi, en premier lieu. Mais, dans ce cas, j'aurais parfaitement pût sortir avec un mec de mon âge. Un mec que je pourrais embrasser sans être un délinquant. Il y en avait, des sexys et des canons, aussi. Mais ils n'étaient pas aussi formidables que toi. Personne, n'a jamais été aussi formidable que toi. » . Il déposa un léger baiser sur sa joue, avant de libérer ses mains et de le serrer dans ses bras. Il ne savait pas pourquoi il faisait ça en fait. Depuis quand était-il si gentil ? Depuis quand disait-il des trucs comme ça ? Tout ce qu'il savait, c'était qu'il se sentait bien. Comme si il n'y avait rien d'autre à faire..
FICHE ET CODES PAR BROADSWORD.

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